le klein family

le klein family
Le jeudi 5 janvier vers 6 heures, le cordier Klein Familie disparaissait au large de Cherbourg avec six personnes à bord. Un seul survivant, âgé de 18 ans, allait être récupéré. On déplore la disparition du patron, 36 ans, père de trois enfants, de deux frères dont l'un, 45 ans, était père de trois enfants, et l'autre, 34 ans, était père de deux enfants, d'un autre marin de 34 ans, père de quatre enfants, et d'un jeune de 19 ans. Très rapidement, l'hypothèse d'une collision avec un navire de commerce a été évoquée, soulevant à nouveau la question de la sécurité des navires de pêche dans les zones de fort trafic commercial.
Monsieur le ministre de l'agriculture et de la pêche, la population et les élus ont été très sensibles à votre présence, dès le lendemain du drame, auprès des familles des disparus pour leur apporter les messages de soutien du Président de la République et du Premier ministre et pour manifester à nos côtés votre compassion. Pourriez-vous communiquer à la représentation nationale les derniers éléments d'information sur ce naufrage et nous faire part de vos réflexions et propositions concernant l'amélioration de la sécurité des marins-pêcheurs ?
Dominique Bussereau, Ministre de l'agriculture et de la pêche
Vous avez été à mes côtés, comme de nombreux collègues de votre département, lorsque je suis venu apporter un message de solidarité aux familles. C'est un drame épouvantable, qui survient après d'autres. Cette fois, il s'agissait d'une zone surveillée en permanence par le CROSS de Jobourg, le rail des Casquets, et vous avez pu constater comme moi les traces en baïonnette d'un navire maltais, qui prouvent l'existence d'un choc ou d'une man½uvre. Cela a permis de retrouver rapidement l'épave, de stopper ce navire et de le conduire au port de Dunkerque. S'agissant d'eaux internationales, l'État maltais a la responsabilité de l'enquête judiciaire, qu'il mène en solidarité avec notre pays.
Cette enquête aboutira, tous les moyens nécessaires ont été engagés et nous détenons - malheureusement - des éléments probants.
Reste l'enquête administrative, que Dominique Perben a confiée au Bureau Enquête Accidents, afin de connaître les circonstances du naufrage. Le chalutier pêchait-il ? Nous ne le croyons pas. Y a-t-il eu défaut de veille uniquement sur le bateau maltais ? Nous le vérifierons, car nous devons la vérité aux familles.
En tout état de cause, cela ne doit plus se reproduire ! Trop d'accidents du travail surviennent en mer, trop de marins meurent : notre pays, depuis quelques années, paye un très lourd tribut. Nous devons prendre des mesures nouvelles, concernant notamment le port de vêtements de sécurité et les équipements embarqués. Le Premier ministre m'a demandé d'intégrer ces éléments dans un plan de sécurité qui sera inclus dans le plan d'avenir pour la pêche.
Nous devons ensemble nous recueillir, penser aux disparus, à l'homme qui a courageusement survécu après avoir tenté de sauver ses camarades, et faire en sorte que de tels événements ne surviennent plus dans nos mers !

# Posté le jeudi 31 mai 2007 17:36

Modifié le lundi 17 novembre 2008 13:39

le lieu de sa disparition

le lieu de sa disparition

# Posté le jeudi 31 mai 2007 17:38

QUE DIRE

Une erreur humaine est vraisemblablement à l'origine du naufrage jeudi en Manche du bateau de pêche Klein Familie dans lequel cinq marins ont disparu, estimaient mardi les spécialistes du milieu maritime. "80% des naufrages procèdent d'erreurs humaines et, dans près d'un cas sur deux, d'une erreur de l'officier de quart" à la barre du navire, relève Christian Buchet, spécialiste de l'histoire maritime.

Cette erreur -défaut de veille, visuelle, optique ou radar- pourrait venir de l'équipage du chalutier comme des marins du chimiquier Sichem Pandora, dont la justice a estimé lundi avoir "des éléments sérieux permettant d'établir" qu'il était "bien impliqué" dans la collision.

"Aucun signal, aucun écho"

L'accident s'est produit de nuit, par bonne visibilité, dans le "rail" des Casquets, une des voies maritimes les plus fréquentées au monde, au large du Cotentin. Le règlement international pour prévenir les abordages en mer (COLREG) demande "clairement aux pêcheur de ne pas gêner" les navires de commerce dans ces couloirs.

"Je ne vois pas comment deux navires peuvent entrer en collision sans qu'il y ait un défaut de veille des deux côtés", estime Hervé Goasguen, directeur du CROSS (Centre régional opérationnel de secours en mer) de Jobourg (Manche).

Le seul rescapé du Klein Familie qui se rendait sur les lieux de pêche, dormait au moment de l'accident mais assure que le patron-pêcheur, un marin aguerri, ainsi qu'un matelot se trouvaient alors à la passerelle.

De son côté, l'armateur du Sichem Pandora affirme que l'équipage n'a perçu "aucun signal, aucun écho sur le radar" au moment de la collision.

Pour M. Buchet, directeur du centre de la mer de l'Institut Catholique de Paris, "il sera extrêmement difficile pour la justice d'avoir une certitude" sur le fait de savoir si l'équipage du chimiquier s'est rendu compte ou non de la collision.

"Homicide involontaire"

De la passerelle d'un navire long de 110 m, "on peut tout à fait ne pas voir ni entendre l'accident", assure-t-il. "Dans une zone aussi fréquentée, une lourde pression repose sur l'officier de quart (du cargo). A cela s'ajoutent les pêcheurs qui sont, eux aussi, épuisés. Il y a donc des hommes fatigués de part et d'autre".

Les conditions de travail sont en cause, estiment également les syndicalistes de la pêche, considérant que Malte "est sur la liste noire des pavillons de complaisance". "Les navires sont armés par des équipages recrutés à moindre coût, qui ne sont pas formés aux règles de sécurité internationale (...) On peut se demander s'il y avait quelqu'un sur la passerelle du cargo maltais", s'interroge Michel Oury, de la CFDT-maritime.

Sur le plan juridique, si le parquet de Cherbourg a ouvert une enquête pour "homicide involontaire" et "délit de fuite" bien que l'accident se soit déroulé dans les eaux internationales, les questions de compétences judiciaires entre Malte et la France restent à trancher.

Quant à l'exploration du Klein Familie, localisé par 73m de fond, une plongée humaine ne pourra se dérouler que "si les conditions météorologiques le permettent" et quand l'épave sera préparée. (AFP)
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# Posté le mardi 06 novembre 2007 12:26

le pandora

le pandora
lachez vous !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Le parquet de Cherbourg a évoqué ce week-end une « présomption d'implication » du chimiquier Sichem Pandora dans le naufrage du Klein Familie. Le ligneur normand a sombré jeudi dernier en Manche, entraînant la disparition de cinq pêcheurs. Seul un jeune marin de 20 ans a survécu. Retrouvé dans un radeau de survie, il dormait au moment de la collision mais a expliqué aux enquêteurs avoir aperçu « un gigantesque cargo » qui surplombait le Klein Familie. Après vérification des navires croisant dans la zone au moment du drame, le Sichem Pandora a été dérouté sur Dunkerque, où il a été inspecté par les autorités françaises. Des traces de peinture vertes ont été découvertes sur son bulbe d'étrave. Les échantillons prélevés doivent être comparés avec ceux de l'épave, retrouvée par le mini sous-marin (Poisson auto-propulsé) du chasseur de mines Croix du Sud, dépêché sur les lieux du naufrage pour recueillir des indices. S'il s'avère que le chimiquier est responsable de la collision, l'affaire ne sera pas jugée en France. L'accident s'étant produit hors des eaux territoriales, le droit maritime international prévoit que les procédures seront menées dans le pays d'immatriculation du Sichem Pandora, à savoir Malte. Les familles des victimes auraient toutefois la possibilité de demander la saisie conservatoire du navire, au titre des futures réparations. Le navire devrait appareiller tout prochainement de Dunkerque, puisqu'il ne tombe pas sous le coup d'une interdiction de quitter le territoire.

# Posté le jeudi 31 mai 2007 15:20

Modifié le lundi 17 novembre 2008 13:36

Klein Familie : aucun corps dans l'épave, les familles effondrées

Klein Familie : aucun corps dans l'épave, les familles effondrées
Les familles des cinq disparus ont accueilli la nouvelle avec consternation. Aucun corps n'a été retrouvé dans l'épave du Klein Familie qui a coulé le 5 janvier au large du Cotentin à la suite d'une collision d'une "extrême violence" avec un cargo. "Il est établi avec certitude que l'épave du Klein Familie ne recèle aucun corps", a déclaré vendredi le procureur de la République de Cherbourg, Michel Garrandaux.
Après avoir été prévenues jeudi soir, les familles des marins disparus étaient ressorties en pleurs des locaux de la direction des Affaires maritimes de la Manche. "C'est atroce de ne même pas avoir de corps; moi, je ne vis plus", a confié Marie-France Terpereau, mère du plus jeune des marins disparus, Frédéric, âgé de 18 ans. "Je prie maintenant pour que la mer me le ramène". Marie-France Terpereau n'a pas voulu voir les images de l'épave, qui gît par 73 mètres de fond à 45 km au large de la pointe de la Hague, mises à la disposition des familles dans la matinée par le parquet.
Un choc d'une extrême violence
Quatre plongeurs de la Marine nationale "ont pu descendre au niveau de l'épave jeudi en fin de matinée avec une bonne visibilité", a expliqué le magistrat. Ils "ont pu investiguer l'épave de façon complète et ont constaté l'absence de corps", a-t-il précisé. "Les corps malheureusement sont partis. La mer rendra ou ne rendra pas. Il est inutile d'approfondir les recherches autour de l'épave" dans l'espoir de retrouver les dépouilles des cinq disparus, a-t-il estimé.
Les images tournées par la Marine "témoignent d'un choc extrêmement violent. Les choses ont dû être particulièrement brutales et rapides. Tout le flanc droit du bateau s'est effondré", a relevé le magistrat, soulignant que "le choc s'est produit de bâbord (gauche) vers tribord (droite)".
Sur les six membres d'équipage du Klein Familie, un ligneur en bois de 14,40 mètres, l'unique rescapé est un jeune marin de 18 ans. Il a relaté avoir vu passer un cargo devant lui au moment où il s'extirpait de sa couchette par une écoutille.
12 orphelins
Le cargo maltais Sichem Pandora, dont les enquêteurs soupçonnent l'implication dans la collision, est immobilisé à Dunkerque depuis une semaine. "Les constatations qui ont été faites nous donnent des éléments précis pour déterminer la façon dont le Klein Familie a été abordé par l'autre navire", a souligné M. Garrandaux. "Il appartiendra aux autorités maltaises, (...) au vu des éléments que nous mettrons à leur disposition, de déterminer les responsabilités", a-t-il ajouté.
Le naufrage s'étant produit dans les eaux internationales, l'affaire est soumise à la convention internationale de Montego Bay qui interdit à toute autorité autre que celle du pavillon de mener des poursuites. Quatre enquêteurs maltais se sont rendus mercredi à Dunkerque pour prendre connaissances des premiers éléments de l'enquête. Ils seront reçus samedi après-midi par le procureur de Cherbourg. Les autorités maltaises ont ouvert deux enquêtes, l'une administrative et l'autre technique, un préalable nécessaire à la mise en oeuvre d'une enquête pénale. La semaine prochaine, le Tribunal de grande instance de Cherbourg devrait prononcer des déclarations judiciaires de décès à l'égard des cinq marins, toujours officiellement portés disparus, et qui laissent quatre épouses, dont une enceinte, et 12 enfants.
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# Posté le mardi 06 novembre 2007 12:45